Complete national overview - Luxembourg
Systeme Legal
Organisation du système scolaire Luxembourgeois
Désormais, la scolarité des enfants est régie par 3 nouvelles lois scolaires du 6 février 2009 :
- relative à l’obligation scolaire
- portant organisation de l’enseignement fondamental
- concernant le personnel de l’enseignement fondamental
L’éducation précoce
Le Ministère de l’Education nationale a créé en mai 1998 l’éducation précoce destinée à des enfants âgés de trois ans. L’éducation précoce a pour but d’offrir un meilleur départ aux enfants ainsi qu’une intégration plus harmonieuse des enfants immigrés dans le système scolaire luxembourgeois. L’éducation précoce dure une année et n’est pas obligatoire.
Scolarisation Obligatoire
La durée de l’obligation scolaire est étendue de 11 années à 12 années
- La durée de la scolarité obligatoire est portée de 11 années à 12 années. L’obligation scolaire s’étendra de 4 à 16 ans (art. 7; nouvelle loi scolaire)
- Pendant la dernière année de la scolarité obligatoire, la formation scolaire peut être suivie en apprentissage (art. 11 ; nouvelle loi scolaire).
L’Education préscolaire et l’Enseignement primaire
La nouvelle loi portant organisation de l'enseignement fondamental, la loi concernant le personnel de l'enseignement fondamental et la loi relative à l'obligation scolaire ont été votées à la Chambre des Députés le 21 janvier 2009.
Ensemble, ces trois lois réorganisent les 12 premières années de scolarisation sur le plan pédagogique et organisationnel, dans le but d'une meilleure réussite de tous les élèves. Elles entreront en vigueur à la rentrée de septembre 2009.
Les grandes lignes de la mise en œuvre pour l'année scolaire 2009-2010 se résument comme suit:
- À partir de la rentrée scolaire de septembre 2009, toutes les écoles préscolaires et primaires, désormais appelées écoles fondamentales, seront organisées en 4 cycles d'apprentissage. Les cycles d'apprentissage remplaceront l'organisation traditionnelle en années scolaires. Le cycle 1 est constitué de l’éducation précoce (facultative) et préscolaire. Les cycles 2, 3 et 4 correspondent à l’enseignement primaire et ont chacun une durée de 2 ans.
- Les instituteurs et institutrices de chaque cycle se concerteront et collaboreront au sein d'équipes pédagogiques.
- Toutes les écoles fondamentales seront encouragées à travailler sur la base des grilles de compétences élaborées pour les 4 cycles d'apprentissage. Lessocles de compétences ne deviendront cependant obligatoires qu'après la phase de validation actuellement en cours dans 5 écoles pilotes du pays, appelées écoles en mouvement.
De nouvelles formes d'évaluation seront introduites dès 2009-2010 pour lescycles 1 et 2. Un bilan de fin de cycle renseignera, tous les deux ans, sur le degré de développement des compétences visées aux socles. Comme par le passé, un document de bilan intermédiaire sera établi à la fin de chaque trimestre. Il s'agira d'un modèle adapté du bulletin actuel. Ni le bilan intermédiaire ni le bilan de fin de cycle ne comporteront des notes à points. Pour les cycles 3 et 4, le bulletin traditionnel est à ce stade maintenu. Toutefois, les élèves recevront également un bilan de fin de cycle.
L’Enseignement Postprimaire
À la fin de la 6e année d’études primaires, les élèves sont orientés, dans le cadre du passage de l'enseignement primaire vers l'enseignement postprimaire, vers un des deux ordres de l’enseignement postprimaire.
Les élèves fréquentent la division inférieure de l’enseignement secondaire ou secondaire technique (jusqu’à 16 ans) pour suffire à leur obligation scolaire.
L’enseignement secondaire est une formation générale : il a pour objectif de transmettre des connaissances générales dans les domaines des sciences humaines et de la littérature, des mathématiques et des sciences naturelles. Les études préparent avant tout aux études supérieures et universitaires et sont sanctionnées par le diplôme de fin d’études secondaires.
L’enseignement secondaire technique prépare essentiellement à la vie professionnelle. Il permet aussi d’accéder à l’enseignement supérieur. L’enseignement secondaire technique comprend 3 régimes différents :
- le régime technique, sanctionné par un diplôme de fin d’études techniques,
- le régime de la formation de technicien, menant au diplôme de technicien,
- le régime professionnel, sanctionné par le certificat de capacité professionnelle (CCP) ou le diplôme d’aptitude professionnelle (DAP).
Période de transition
Les classes COIP
Les élèves qui, à la fin de l’obligation scolaire, sont trop faibles pour préparer le CCP auront la possibilité de suivre les cours d’orientation et d’initiation professionnelles (COIP) créés par la loi du 16 mars 2007
L’Action locale pour jeunes
L’Action locale pour jeunes fait partie du Service de la Formation Professionnelle du Ministère de l’Education Nationale. Elle est chargée notamment :
- de l’organisation de mesures facilitant la transition de l’école à la vie active, le cas échéant avant l’expiration de l’obligation scolaire
- du dépistage de jeunes à risques susceptibles d’avoir besoin d’assistance
- du suivi socio-pédagogique de jeunes à risques, intégrés dans la vie active ou dans une formation.
L’Ecole de la deuxième chance
La nouvelle école, qui devra ouvrir ses portes en septembre 2010, fera partie intégrante du système scolaire public. Elle s'adressera aux élèves de 16 à 24 ans qui, pour des raisons d'échec scolaire ou de mauvais choix d'orientation, ont décroché de l'école ou qui ne trouvent pas de place d'apprentissage. Elle sera implantée au centre du pays et accueillera jusqu'à 350 jeunes.
L'objectif de l'École de la 2e chance sera double. Elle visera à
- amener les jeunes décrocheurs à retrouver la motivation à s'engager dans un parcours scolaire,
- développer les compétences générales, pratiques et sociales qui leur permettront de (ré)intégrer les classes traditionnelles de l'enseignement secondaire et secondaire technique, l'apprentissage ou le marché de l'emploi.
Enfants à Besoins Educatifs Spécifiques
Loi scolaire de 1912 :
Malgré l’instauration de l’obligation scolaire pour tous les enfants, la loi du 10 août 1912 concernant l’organisation de l’enseignement excluait les enfants atteints de graves infirmités physiques autres que celles de la vue et de l’ouïe en stipulant que « les enfants atteints d’infirmités intellectuelles ne sont pas admissibles à l’école ».
Loi sur l’éducation différenciée de 1973:
Des changements intervenaient seulement en 1973 par la loi du 14 mars 1973 portant création d’instituts et de services d’éducation différenciée : « L’Etat veille à ce que tout enfant qui, en raison de ses particularités mentales, caractérielles ou sensorielles ne peut suivre l’enseignement ordinaire ou spécial, reçoive dans le cadre de l’éducation différenciée, l’instruction que requièrent son état ou sa situation. »
Il est donc créé, selon les besoins :
a.) des centres préscolaires et scolaires spécialisés et des centres de propédeutique professionnelle
b.) des foyers de jour, des internats et des maisons d’accueil
c.) des classes et des centres d’observation
d.) des services d’assistance ambulatoire
e.) des services d’éducation ambulatoire f.) des services médico-psycho-pédagogiques multidisciplinaires
Donc, les enfants à besoins éducatifs spécifiques avaient le droit de fréquenter l’école, mais une école de l’éducation différenciée et non de l’enseignement ordinaire.
Loi sur l’intégration scolaire
Finalement, la loi du 28 juin 1994 modifiait et complétait
a.) la loi (modifiée) du 10 août 1912 concernant l’organisation de l’enseignement primaire
b.) la loi (modifiée) du 14 mars 1973 portant création d’instituts et de services d’éducation différenciée en faveur de la participation d’enfants affectés d’un handicap à l’enseignement ordinaire et de leur intégration scolaire : « Le ministre peut, à la demande des parents ou de la personne investie de l’autorité parentale et après avoir entendu la commission médico-psycho-pédagogique nationale en son avis, dispenser un enfant, pour des motifs graves, de la fréquentation scolaire. »
« L’Etat veille à ce que tout enfant qui est soumis à l’obligation et qui en raison de ses particularités mentales, caractérielles, sensorielles ou motrices ne peut suivre l’instruction ordinaire ou spéciale et qui a des besoins éducatifs spéciaux reçoive, soit l’instruction appropriée dans un centre ou institut de l’éducation différenciée, soit l’aide et l’appui individualisés par un service de l’éducation différenciée dans le cadre d’une classe de l’éducation préscolaire ou d’une classe de l’enseignement primaire. »
Loi scolaire du 6 février 2009.
Désormais, tous les enfants fréquentent l’enseignement fondamental ; les classes d’éducation différenciée font partie intégrante de l’enseignement fondamental.
Les mesures d’aide, d’appui et d’assistance en cas de difficultés d’apprentissage
Au niveau de chaque arrondissement d’inspection, il est constitué au moins une équipe multiprofessionnelle qui a pour mission d’assurer, en collaboration avec le titulaire de classe, et, au besoin, avec l’équipe médico-socioscolaire concernée, le diagnostic et la prise en charge des élèves à besoins éducatifs spécifiques et de conseiller le titulaire de classe et l’équipe pédagogique dans la mise en oeuvre de mesures de différenciation.
Ces équipes multiprofessionnelles comprennent du personnel de l’Éducation différenciée et du Centre de logopédie, des instituteurs de l’enseignement spécial affectés à une commune de l’arrondissement et d’autres experts dans l’aide, l’appui et l’assistance à donner aux élèves en question.
La composition et la coordination du travail des équipes multiprofessionnelles sont établies, en concertation, par le directeur de l’Éducation différenciée, le directeur du Centre de logopédie et l’inspecteur général.
En concertation avec les comités d’école concernés, les équipes assurent une présence régulière dans les écoles.
Elles y exercent leurs missions sous la responsabilité de l’inspecteur d’arrondissement concerné dans le cadre des moyens autorisés et des actions prévues par la commission d’inclusion scolaire, dénommée par la suite «CIS».
L’inspecteur d’arrondissement est chargé de l’encadrement pédagogique de l’équipe de son arrondissement. Après concertation avec les membres de l’équipe, il fixe les principes de fonctionnement, l’ordre de priorité des actions prévues et les procédures d’évaluation des interventions.
Il est créé dans chaque arrondissement au moins une commission d’inclusion scolaire qui a pour mission de définir, soit à la demande des parents, soit à la demande de l’instituteur et pour autant que les parents aient marqué leur accord, la prise en charge des élèves en question.
La CIS fait établir un dossier qui comprend:
1. un diagnostic des besoins de l’élève;
2. les aides qui peuvent lui être attribuées;
3. un plan de prise en charge individualisé.
Le plan est soumis aux parents pour accord. La CIS fait évaluer annuellement le plan et y intègre les adaptations jugées nécessaires pour assurer le progrès scolaire de l’élève.
Le plan peut consister en:
1. l’adaptation de l’enseignement en classe assuré par le titulaire de classe en collaboration avec l’équipe pédagogique;
2. l’assistance en classe par un ou des membres de l’équipe multiprofessionnelle rattachée pour la période d’intervention à l’équipe pédagogique;
3. le séjour temporaire pour l’apprentissage de certaines matières dans une classe autre que la classe d’attache;
4. l’enseignement dans une classe de l’Éducation différenciée;
5. l’enseignement dans une école ou institution spécialisée au Luxembourg ou à l’étranger.
Dans les cas visés sous 4. et 5., le dossier est transmis pour approbation à la commission médico-psycho-pédagogique nationale.
Ecole préscolaire et primaire de recherche fondée sur la pédagogie inclusive.
Par la loi du 13 mai 2008, il a été créé sur le territoire de la Ville de Luxembourg une école préscolaire et primaire de recherche fondée sur la pédagogie inclusive. Cette école a pour mission de développer et de mettre en oeuvre un enseignement et un encadrement éducatif selon le principe de la pédagogie inclusive consistant en la pleine participation de tous les élèves à tous les aspects de la vie scolaire indépendamment de leurs particularités sur les plans socioculturel, physique, sensoriel, cognitif, socio-affectif ou psychomoteur.
Source : www.men.lu
Financement
Intervention Précoce
Il existe 3 services d’intervention précoce au
Luxembourg à savoir :
- le Service de Rééducation Précoce
- le Service Hellef fir de Puppelchen qui dépendent tous les deux du Ministère de la Santé
- le Service d’Intervention Précoce Orthopédagogique qui dépend du Ministère de la Famille.
Ces 3 services sont subventionnés par l’Etat et les prises en charge sont gratuites pour les parents.
Education Precoce
L’Education précoce est offerte par les établissements publics et est par conséquent gratuite.
Scolarisation Obligatoire
L’enseignement public est gratuit. Les frais en résultant sont à charge du budget de l’Etat.
Au niveau de l’enseignement primaire, les manuels et tout autre matériel scolaire sont pris en charge par les communes. La loi du 14.07.1996 prévoit une allocation de rentrée en faveur des élèves. En outre, le transport scolaire est gratuit.
Le budget de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire relève de la compétence du Ministère de l’Education Nationale et des communes.
Dans le cadre de l’enseignement postprimaire, des subsides sont alloués aux élèves nécessiteux et méritants. Le budget ainsi que la gestion des établissements d’enseignement postprimaire sont de la compétence de l’Education Nationale.
Education Différenciée
Dans les institutions scolaires d’éducation différenciée, l’enseignement de même que les prises en charge thérapeutiques sont gratuits pour autant qu’ils se rapportent aux particularités mentales, caractérielles ou sensorielles. L’Etat fournit gratuitement l’équipement ainsi que le matériel didactique et rééducatif nécessaire. Le Ministère des Transports organise le service de transport des enfants en étroite collaboration avec l’Education différenciée.
Aides Financières pour les Familles d’Enfants à Besoins Educatifs Spécifiques
Allocation spéciale supplémentaire
Cette allocation spéciale est ajoutée aux allocations familiales. Tout enfant ou adolescent âgé de moins de 18 ans, atteint d’une insuffisance ou d’une diminution permanente d’au moins 50% de la capacité physique ou mentale d’un enfant ou adolescent sans besoins spéciaux du même âge, a droit à l’allocation spéciale.
L’allocation spéciale supplémentaire est continuée sans limite d’âge pour la personne atteinte d’une infirmité qui est hors d’état de subvenir à ses besoins, à moins que l’enfant majeur n’ait individuellement droit au RMG (revenu minimum garanti) ou ne touche un revenu professionnel.
Allocation d’Education
Pour tout enfant bénéficiant de l’allocation spéciale supplémentaire, l’allocation d’éducation au profit de ses parents est maintenue jusqu’à l’âge de 4 ans, au lieu de 2 ans.
Assurance Dépendance
L’assurance dépendance finance les aides et soins des personnes « dépendantes » dans les domaines suivants :
- Aides aux actes essentiels de la vie
- Aides aux tâches domestiques
- Activités de soutien
- Conseils
- Produits nécessaires aux aides et soins
- Appareils (aides techniques)
- Adaptations du logement
Est considérée comme dépendante toute personne qui, à cause d’une maladie ou d’un handicap physique, psychique ou mental, a régulièrement besoin d’aide d’une tierce personne pour les actes essentiels de la vie.
Pour les enfants, la dépendance est déterminée en fonction des besoins supplémentaires par rapport à un enfant du même âge en bonne santé.
Revenu pour personnes handicapées et gravement handicapées
A partir de 2003, une loi relative aux personnes handicapées octroie à toute personne présentant une diminution de la capacité de travail de 30% au moins le statut de travailleur handicapé et un revenu pour personnes (gravement) handicapées (sous condition que la personne concernée n’a accès à un emploi salarié, pour des raisons indépendantes de sa volonté et dispose de ressources inférieures au barème de revenu minimum (RMG) ), par suite d’une déficience physique, mentale, sensorielle ou psychique et/ou en raison de difficultés psychosociales, ou suite à un accident de travail, d’événements de guerre ou de mesures de l’occupant, sous condition d’être domicilié et de résider effectivement au Luxembourg.
Identification De Besoins Educatifs Specifiques
Intervention précoce
Une fois que l’hôpital aura évalué ses problèmes, l’enfant sera adressé à la Sécurité Sociale, où ses parents sont informés de leurs droits : Double allocation familiale, nombre plus important de jours libres payés, réduction fiscale.
L’enfant pourra rester un certain temps à l’hôpital où commencera l’intervention précoce. A son retour à domicile, une équipe, dépendant d’une organisation médicale (un hôpital ou un centre de réadaptation fonctionnelle) prendra en charge l’enfant à son domicile. A l’âge de 4 ans l’enfant sera admis dans une structure scolaire. Il existe plusieurs services qui prennent en charge les enfants présentant un retard de développement dès leur plus jeune âge :
Services de rééducation fonctionnelle ou pédagogique.
Le Service de Rééducation Précoce
Le service de rééducation précoce assure une prise en charge des enfants de 0 à 4 ans dans un objectif
- d’observation
- d’évaluation
- de dépistage
- de guidance
- de traitement
- de rééducation
Le Service de Rééducation Précoce regroupe différents spécialistes (médecins et paramédicaux) qui prennent en charge des nourrissons et des enfants en bas âge (0-4 ans) présentant un ou plusieurs des troubles suivants:
- troubles moteurs
- troubles sensoriels
- troubles de l’apprentissage et de la motricité fine
- troubles de la communication et du langage
- troubles du comportement
- retard de développement
L’équipe multidisciplinaire de ce service se compose de :
- kinésithérapeutes spécialisés dans la rééducation des troubles moteurs de la petite enfance
- des ergothérapeutes prenant en charge les troubles sensoriels ainsi que les difficultés de coordination
- des orthophonistes guidant la rééducation du langage et les troubles de déglutition
- des psychologues qui réalisent des bilans de développement des enfants et donnent des conseils en cas de difficultés éducatives
- des éducateurs favorisant le développement social et mental des enfants par des activités ludiques dirigées en groupe
- des médecins spécialisés en rééducation et réadaptation fonctionnelles encadrant les bilans des enfants, assurant les relations avec les médecins traitants et coordonnant la rééducation.
Adresse : SERVICE DE REEDUCATION PRECOCE (SRP)
Centre : Nord :
59, rue des Romains 77-79, Grand-Rue
L-8041 Strassen L-9051 Ettelbruck
Tél. : ++352/ 251030 Tél. : ++352/26810327
E-mail : srp@iha.lu E-mail: srp@pt.lu
Web : www.srp.lu
LE SERVICE D’INTERVENTION ORTHOPÉDAGOGIQUE (SIPO)
Stimulation du développement et orientation d’enfants à besoins éducatifs spécifiques ou à risque.
Le service d’intervention précoce orthopédagogique est une asbl fondée sur initiative privée et reconnue d’utilité publique. Son but est d’offrir aux bébés et jeunes enfants à besoins éducatifs spécifiques ou présentant un retard de développement une stimulation pédagogique dans le cadre familial. Cet appui pédagogique implique une collaboration étroite entre les parents et le service d’intervention précoce. Il consiste à donner des conseils éducatifs et pratiques et à discuter des questions en rapport avec le retard de développement de leur enfant.
L’intervention précoce s’adresse à des enfants de 0 à 6 ans ayant :
- des retards de développement ou montrant des déficiences dans un ou plusieurs domaines (motricité, perception, langage, comportement)
- un handicap (p.ex. infirmité motrice cérébrale, trisomie 21, handicaps multiples)
- développement à risque (p.ex. naissance avant terme, maladies particulières)
Adresse : SERVICE D’INTERVENTION PRECOCE ORTHOPEDAGOGIQUE
7, rue du Millénaire
L-8254 Mamer
Tél. : ++352/447171
E-mail : info@sipo.lu
Web site: www.sipo.lu
HELLEF FIR DE PUPPELCHEN (ASBL)
Ce service fonctionne de la même façon que le Service de Rééducation Précoce.
Ces deux services dépendent du Ministère de la Santé. Le service Hellef Fir de Puppelchen prend en charge les enfants à besoins éducatifs spécifiques du sud et de l’ouest du pays tandis que le SRP prend en charge les enfants du centre et du nord.
Le service Hellef fir de Puppelchen travaille avec une équipe pluridisciplinaire (pédiatre spécialisé en rééducation fonctionnelle, orthophoniste, psychologue, kinésithérapeute, ergothérapeute, pédagogue curatif, éducateur).
Les buts poursuivis sont le dépistage précoce, la consultation précoce ainsi que la stimulation motrice et pédagogique. La prise en charge se fait ou bien au centre ou bien à domicile selon la disponibilité et les besoins des parents.
Adresse : SERVICE « HELLEF FIR DE PUPPELCHEN »
9, rue Victor Hugo
L-4140 Esch/Alzette
Tél. : ++352/ 546677
E-mail : hfp@pt.lu
LE GROUPE D’ETUDE ET D’AIDE AU DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT (GEADE) /
BENJAMIN-CLUB
Il s’agit d’une asbl regroupant des professionnels de l’aide au développement de l’enfant et des parents ayant pour but de réduire et d’améliorer de manière précoce (entre 0 et 4 ans) les problèmes de développement liés, entre autres, aux conditions du milieu social et familial de l’enfant. Des groupes de jeux pour enfants de 8 mois à 4 ans avec animation éducative sont offerts.
Adresse : G.E.A.D.E.
B.P. 268
L-9003 ETTELBRUCK
Tél.: ++352/ 811298
E-mail: benjamin-club@education.lu
Web site: www.benjamin-club.lu
SERVICE D’EDUCATION PRECOCE DU CENTRE DE LOGOPEDIE
Un service d’éducation précoce destiné aux enfants âgés de 2 à 4 ans et présentant des symptômes d’ordre logopédique et/ou auditif fonctionne au Centre de Logopédie. Les parents peuvent s’adresser directement au Centre de Logopédie pour prendre rendez-vous avec la personne responsable de ce service.
Adresse : CENTRE DE LOGOPEDIE
Val St.André
L-1128 Luxembourg
Tél. : ++352/ 445565-1
E-mail : admin@logopedie.lu
Web site : www.restena.lu/logo/
SERVICE AUDIOPHONOLOGIQUE
Le service audiophonologique est un service de dépistage et de réadaptetion des troubles de la communication: langage/parole/voix/audition
Adresse :
3, route d’Arlon
L-8009 Strassen
Tél. : ++352 445464-1
E-mail : sap@ms.etat.lu
SERVICE ORTHOPTIQUE ET PLEOPTIQUE
Le service orthoptique et pléoptique est un service de détection de troubles de la vision (prévention/consultation/bilans traitements sur ordonnance médicale)
Adresse :
26, Place de la Gare
L-1616 Luxembourg
Tél. : ++352 545828-1
E-mail : sop@ms.etat.lu
Scolarisation Obligatoire
Les parents concernés, les inspecteurs de l’enseignement primaire et le personnel enseignant sont invités à signaler les enfants à besoins éducatifs spécifiques à la Commission medico-psycho-pédagogique Nationale (CMPPN).
L’organisation de la participation d’enfants à besoins éducatifs spécifiques à l’enseignement ordinaire devra prendre comme point de départ le diagnostic fonctionnel établi sur la base d’observations pluridisciplinaires permettant la mise au point d’un plan éducatif individualisé pour chaque enfant. Il devra être élaboré par le personnel éducatif : l’enseignant, l’éducateur gradué, l’éducateur et toute autre personne concernée, en collaboration avec les parents et approuvé par l’inspecteur du ressort.
En vue d’un développement harmonieux de l’enfant à besoins éducatifs spécifiques un réexamen respectivement une mise à jour du plan éducatif peuvent être demandés par toute personne concernée au cours de l’année scolaire.
Les attributions générales de la CMPPN sont :
- conseiller le ministre de l’Education Nationale sur les mesures à prendre en faveur des enfants qui, par l’effet de problèmes pédagogiques, mentaux, caractériels, sensoriels et sociaux, éprouvent des difficultés au cours de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire ainsi que dans le cadre de l’éducation différenciée
- veiller, dans les classes de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire, au dépistage des enfants devant bénéficier de mesures spéciales
- assister toute personne ayant la garde d’un enfant présentant de telles difficultés
- recommander des mesures préventives et des mesures d’appui pédagogique dans l’intérêt d’enfants susceptibles d’éprouver ou éprouvant des difficultés d’ordre scolaire et à surveiller l’exécution de ces mesures.
La CMPPN
Constitue pour chaque enfant concerné, un dossier renfermant les pièces suivantes :
- des rapports renseignant sur le besoin spécifique éventuel, établis par des spécialistes
- un bilan psychologique établi par un membre du service de guidance compétant respectivement par un psychologue attaché à un centre d’éducation différenciée
- des rapports émanant de services ayant assuré une prise en charge de l’enfant avant sa scolarisation
- un rapport pédagogique, rédigé par un pédagogue du service rééducatif ambulatoire, renseignant sur les possibilités de scolarisation et les mesures d’accompagnement éventuellement à envisager
- un rapport d’un assistant social ou assistant d’hygiène social du service social concerné
- un rapport sur l’audition des parents de l’enfant concerné rédigé par un membre des services de l’éducation différenciée
- un bilan scolaire élaboré sous la responsabilité de l’inspecteur.
Emet une proposition d’orientation parmi les différentes possibilités.
Transmet cette proposition d’orientation aux parents ou à la personne investie de l’autorité parentale qui décide parmi les différentes possibilités.
Reçoit la demande de transfert vers une classe de l’éducation préscolaire ou de l’enseignement primaire ou de l’enseignement spécial d’un enfant placé dans le cadre de l’Education Différenciée et la transmet au ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, accompagnée de son avis.
Emet un avis lors de la prolongation de l’éducation d’un enfant au-delà de la scolarité obligatoire et à propos de demandes de dispense de l’obligation scolaire pour raison de santé.
Période de transition
Le Service des Travailleurs Handicapés (STH) de l’Administration de l’Emploi (ADEM), service au sein du Ministère de Travail, est un service spécialisé dans l’orientation des personnes à besoins spécifiques.
Ce service a pour mission d’assurer suivant le cas :
-la formation, la réadaptation, la rééducation professionnelle
-le placement
-la rééducation et la réintégration professionnelle des personnes handicapées.
Toute personne ayant des besoins spécifiques peut faire une demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. Ces personnes doivent remplir les conditions suivantes :
-être inscrit au Service des Travailleurs Handicapés de l’Administration de l’Emploi
-avoir un handicap physique, mental, sensoriel, psychique et/ou psychosocial
-avoir 16 ans accomplis
-avoir une capacité de travail réduite de 30% au moins suite à une maladie, une cause naturelle ou un accident.
L’intéressé doit contacter la commission médicale de l’ADEM afin de s’informer sur les formalités en vue de l’obtention de la qualité de travailleur handicapé et de se faire délivrer un formulaire de demande de reconnaissance.
La commission médicale décide si la personne a droit à la qualité de travailleur handicapé.
Dans le cas où le statut de travailleur handicapé est reconnu, la Commission médicale transmet le dossier à la Commission d’orientation et de reclassement professionnel.
Cette commission décide si l’intéressé est guidé vers le marché de travail ordinaire ou bien vers un atelier protégé.
Education Spécialisée Dans Le Cadre Du Système Educatif
Enseignement Ordinaire
La loi du 28.06.1994 sur l’intégration scolaire favorise la participation d’enfants à besoins éducatifs spéciaux dans les écoles préscolaires, primaires et post primaires. Cette loi ajoute deux nouvelles possibilités de scolarisation à caractère proprement intégratif pour les élèves, à savoir :
L’intégration complète d’un enfant à besoins éducatifs spéciaux dans l’enseignement préscolaire, primaire et post primaire.
L’intégration partielle dans un centre régional ou un institut spécialisé de l’Education différenciée et complémentairement, pour certaines activités, dans une classe de l’enseignement ordinaire.
La nouvelle loi de 1994 stipule que les élèves intégrés dans l’enseignement ordinaire peuvent bénéficier d’une assistance organisée par le SREA.
Education Précoce
L’éducation précoce commence à l’âge de trois ans et favorise le développement du langage ainsi que le développement affectif, moteur, intellectuel et social. Chaque groupe précoce est pris en charge par un(e) instituteur/trice de l’éducation préscolaire et un(e) éducateur/trice.
Le travail en équipe facilite le travail en groupes, la différenciation des apprentissages ainsi que la prise en charge d’enfants à besoins éducatifs spéciaux.
Scolarisation Obligatoire
Enseignement fondamental
Les 9 premières années de scolarisation forment un ensemble cohérent et continu durant lesquelles sont jetées les bases de tout apprentissage ultérieur.
- L'éducation préscolaire et l'enseignement primaire sont désormais regroupés sous le nom de "école fondamentale". (art. 1)
- La mission de l'école fondamentale ne se limite pas à instruire les enfants. La loi souligne expressément que l'école doit contribuer à la socialisation des enfants et les préparer tant à la vie en commun qu'au travail en commun.(art. 6)
- Pour bien marquer l'importance que revêtent les premières années de la scolarisation, la loi précise les missions de l'éducation préscolaire.(art. 7)
- L’enseignement fondamental est organisé en cycles d’apprentissage. Le premier cycle est constitué de l’éducation précoce (facultative) et préscolaire. Les 3 cycles suivants correspondent à l’enseignement primaire et ont chacun une durée de 2 ans (art. 1er).
- La durée normale d’un cycle est de deux ans. Dans des cas exceptionnels, un cycle peut être réduit ou allongé d’un an (art. 22 et 23). Cette décision doit cependant garder un caractère exceptionnel et être prise par les enseignants en étroite concertation avec les parents.
- S’il s’avère qu’un élève n’arrive pas à atteindre le socle de compétences en deux ans, un programme adapté étalé sur 3 ans est établi par l’équipe pédagogique.
- Pour les élèves en graves difficultés d’apprentissage, qui risquent de ne pas atteindre les socles de compétences à la fin du cycle, un plan de prise en charge individualisé est élaboré par la commission d’inclusion scolaire. Ce programme fixe des objectifs individuels à la fois réalistes et exigeants (art 29).
- La loi prévoit la possibilité de prendre des mesures de différenciation allant de regroupements temporaires d'élèves de la même ou de différentes classes à la permission donnée à un élève de suivre des enseignements dans un autre cycle (art 22).
Prise en charge des élèves en difficulté
- Les mesures d'aide aux élèves qui ont des difficultés d'apprentissage vont de l'adaptation de l'enseignement et de l'appui par les enseignants de la classe à la poursuite de l'enseignement dans une classe de l'Éducation différenciée qui fait partie intégrante de l'enseignement fondamental (art 29).
- Pour garantir une prise en charge cohérente des enfants à besoins éducatifs spécifiques, une ou plusieurs équipe(s) multiprofessionnelle(s) est créée dans chaque arrondissement d’inspection. Constituée de spécialistes (professeurs de logopédie, pédagogues, motriciens, psychologues, éducateurs, etc.), elle assure le diagnostic et la prise en charge des élèves en question (art. 29 et 30)
- Pour déterminer l'aide à laquelle l'enfant a droit, une ou plusieurscommission(s) d’inclusion scolaire est créée dans chaque arrondissement. Cette commission, qui remplace la commission médico-psycho-pédagogique (CMPP), élabore sur la base d'un diagnostic un plan de prise en charge individualisé. (art 29). Pour chaque famille concernée une personne de référence qui établit les liens avec la commission d’inclusion scolaire est désignée. (art 31).
(voir nouvelles lois scolaires du 6 février 2009)
L’Enseignement Postprimaire
Après 6 années d’études primaires ou bien à l’âge de 12 ans (en principe), l’élève change vers l’enseignement postprimaire. La scolarité obligatoire se termine à 16 ans.
Il peut choisir entre deux types d’enseignement :
A. L’enseignement secondaire technique
B. L’enseignement secondaire général
A. L’enseignement secondaire technique
L’enseignement secondaire technique (EST) prépare à la vie professionnelle. Il permet également d’accéder à l’enseignement supérieur. La durée des étudesvarie entre 6 et 8 ans selon les régimes d’études ou le degré de spécialisation. Certains lycées offrent des spécialisations déterminées, comme le Lycée technique agricole ou le Lycée technique hôtelier Alexis-Heck.
L’enseignement secondaire technique comprend 3 cycles : le cycle inférieur, le cycle moyen et le cycle supérieur, ainsi que le régime préparatoire.
A.1. Le cycle inférieur de l’enseignement secondaire technique
Le cycle inférieur regroupe les 3 premières classes de l’EST: la 7e, la 8e et la 9e. Ce cycle permet à l’élève d’approfondir sa formation générale et d’atteindre progressivement la formation ou la profession correspondant à ses capacités et à ses goûts.
En classe de 7e ST, le plan d’études comprend les langues (français, allemand), les mathématiques, les sciences humaines, les sciences naturelles, l’éducation technologique et les branches d’expression ainsi que l’instruction religieuse et morale ou la formation morale et sociale. Une classe de 7e d’adaptation (7e ADAPT) est proposée aux élèves qui éprouvent des difficultés à suivre le programme prescrit. L’enseignement y est limité aux matières essentielles et le nombre des enseignants est restreint afin de garantir une meilleure prise en charge de l‘élève.
Selon les résultats obtenus en classe de 7e ST, les élèves seront orientés vers une classe de 8e théorique et de 8e polyvalente. Ces voies pédagogiques se distinguent par leur orientation générale, l’importance relative des matières enseignées et par les méthodes d’enseignement.
La réussite de la classe de 9e permet d’accéder à une voie de formation technique ou professionnelle.
La décision d’admission en classe de 10e du cycle moyen est prise par le conseil de classe en fonction du niveau de réussite de l’élève en classe de 9e, que se soit en 9e théorique, 9e polyvalente ou 9e pratique. Le niveau et le genre des études ou de l’apprentissage qui lui sont accessibles dépendent de ses performances et du niveau qu’il a atteint.
Projet-pilote PROCI
L’objectif principal du projet-pilote "cycle inférieur (PROCI) est de permettre une meilleure orientation de l’élève en classe de 9e en le dirigeant vers une formation qui correspond à ses capacités et ses aspirations. Pour arriver à cette fin, les principaux volets de l’enseignement sur lesquels portent le projet sont
- les programmes : les programmes élaborés dans le cadre du projet fixent les connaissances de base ainsi que les connaissances plus approfondies et les aptitudes particulières pour chaque branche.
- l’évaluation: une évaluation plus nuancée et met en valeur les savoir-faire de l’adolescent et décèle, le cas échéant, ses faiblesses. En langues et en mathématiques, différentes compétences sont évaluées séparément.
- l’encadrement des élèves : les élèves du PROCI restent en principe dans la même classe tout au long du cycle inférieur. Une équipe enseignante réduite accompagne la classe de 7e en 9e.
- la procédure d’orientation, qui se fait en fonction des points forts de l’élève.
Le Régime Préparatoire
Le régime préparatoire prépare l’élève
- soit aux classes du cycle inférieur ou aux classes du cycle moyen du régime professionnel
- soit à l’insertion dans la vie active
L’enseignement est basé sur un système modulaire enseigné dans des groupes à niveaux différents. Pour de nombreux élèves le passage par le régime préparatoire constitue une voie intéressante pour entrer dans une formation professionnelle.
Classes d’Enseignement Fondamental
Au sein du régime préparatoire des classes d’enseignement fondamental ont été créés pour subvenir aux besoins éducatifs des élèves ayant eu des difficultés pendant leur scolarisation en enseignement primaire. Les élèves à besoins spécifiques qui sont intégrés dans l’enseignement secondaire fréquentent généralement ces classes d’enseignement fondamental ou les classes du régime préparatoire lorsqu’ils fréquentent un lycée qui ne dispose pas de classes d’enseignement fondamental.
B. L’enseignement secondaire général
L’enseignement secondaire est dispensé dans les lycées. Dans certains cas, l’enseignement aux classes inférieures est également offert dans les établissements des lycées techniques.
L’enseignement secondaire comprend 7 années d’études réparties sur deux divisions :
- la division inférieure de 3 années, comportant les classes de septième (7e), de sixième (6e) et de cinquième (5e);
- la division supérieure de 4 années, comportant une classe polyvalente(classe de quatrième - 4e) et un cycle de spécialisation (classes de troisième - 3e; classes de deuxième - 2e; classes de première - 1re).
La division inférieure
La classe de 7e doit permettre à l’élève de s’adapter aux études secondaires. La langue d’enseignement est l’allemand, sauf pour les mathématiques, qui sont enseignées en français. L’enseignement des langues comprend le français, l’allemand et le luxembourgeois.
Dans certains lycées, des classes d’allemand renforcé (classes Allet) sont proposés aux élèves qui ont un niveau suffisant en français et en mathématiques, mais qui présentent des lacunes en allemand. Deux leçons d’allemand supplémentaires sont offertes en guise de renforcement du cours normal.
À son entrée en classe de 6e, l’élève opte soit pour l’enseignement classique (avec le latin comme troisième langue) soit pour l’enseignement moderne (avec l’anglais comme 3e langue). Pour les autres branches, le programme est le même pour les deux régimes. L’élève qui choisit le latin comme troisième langue commence l’apprentissage de l’anglais en classe de 5e.
La division supérieure
La classe polyvalente (classe de 4e) a pour but la consolidation des savoirs acquis et l’orientation de l’élève vers une des sept sections du cycle de spécialisation. Le cours de latin mis à part, le programme est le même pour tous les élèves. Des cours d’initiation (chimie, physique et économie) aident les élèves à s’orienter vers une des 7 sections de spécialisation à la fin de la classe de 4e.
À la fin de la classe de 4e, le conseil de classe, en collaboration avec le Service de Psychologie et d’Orientation Scolaires (SPOS), conseille, sous forme d’avis écrit, les élèves dans le choix de leur spécialisation. Cet avis, élaboré pour chaque élève sur la base de tous les éléments dont dispose le conseil de classe et le SPOS, constitue une recommandation et n’a pas de caractère contraignant.
La spécialisation des études intervient au niveau de la classe de 3e, où l’élève choisit, en fonction de ses capacités et de ses intérêts, une des 7 sections proposées, à savoir:
- section A : langues vivantes
- section B : mathématiques et informatique
- section C : sciences naturelles et mathématiques
- section D : sciences économiques et mathématiques
- section E : arts plastiques
- section F : sciences musicales
- section G : sciences humaines et sociales
À l’élève ayant réussi la classe de 3e est délivré un certificat intermédiaire qui mentionne la réussite de cinq années d’enseignement secondaire. Le diplôme de fin d’études secondaires est délivré après l’accomplissement du cycle de spécialisation et après réussite de l’examen de fin d’études secondaires.
Période de Transition
Les élèves qui ont fréquenté le régime préparatoire de l’enseignement secondaire technique sont en général orientés vers le régime professionnel qui offre l’accès le plus direct à une qualification professionnelle.
La réforme de la formation professionnelle
La loi portant réforme de la formation professionnelle a été votée le 14 novembre 2008.
Il s’agira de structurer de manière cohérente les différents types de formation professionnelle dans le but d’apporter une réponse aux défis qui se posent, à savoir :
- l’amélioration de la qualité de la formation professionnelle en vue d’une meilleure qualification de nos jeunes, leur permettant de s’intégrer au mieux dans la vie économique et sociale;
- l’accès à la formation professionnelle tout au long de la vie ;
- la diminution des taux d’échec et du nombre de jeunes quittant l’école sans certification.
Les 4 types de formation professionnelle
Le projet de réforme de la formation professionnelle distingue 4 types de formation professionnelle, à savoir :
1. la formation professionnelle de base s’adressant aux élèves en difficultés scolaires et menant au certificat de capacité professionnelle (CCP) ;
2. la formation professionnelle initiale, qui dispense une formation générale, théorique et pratique. Elle mène, dans deux filières distinctes, à deux diplômes distincts : le diplôme d’aptitude professionnelle (DAP) et le diplôme de technicien
3. la formation professionnelle continue, qui permet aux personnes adultes d'acquérir, de maintenir ou d’adapter des connaissances et aptitudes professionnelles ;
4. la formation de reconversion professionnelle, qui a pour objectif de conduire à une autre activité professionnelle, d'offrir des cours de rééducation professionnelle et d'enseignement général à l'intention des demandeurs d’emploi et des travailleurs menacés de perdre leur emploi.
Classes COIP
Les cours d’orientation et d’initiation professionnelles (COIP) s’adressent à des jeunes âgés de moins de 18 ans.
La prise en charge est caractérisée par :
- une mise en oeuvre de méthodes pédagogiques actives: apprendre par le biais de situations-problèmes concrètes; projets interdisciplinaires prenant en considération la place du jeune dans la société civile et dans l’entreprise ;
- un encadrement social et pédagogique approprié assuré par des éducateurs ;
- une mise en oeuvre d’une méthodologie de la validation des compétences des jeunes en vue de leur faciliter l’accès à la formation qualifiante ou au marché de l’emploi;
- des socles de compétences développés pour les classes COIP : en communication orale et écrite, en calcul, en éducation sociale et civique et en formation pratique en entreprise ;
- l'organisation et l'évaluation de stages en entreprises ; les compétences pratiques à y développer et à évaluer sont définies par le socle de compétences;
- l'implication directe des agents éducatifs de l’Action locale ; pour chaque élève, un projet personnel est développé et évalué par après.
Projet de création d’une école de la deuxième chance
La nouvelle école devra ouvrir ses portes en septembre 2010 et fera partie intégrante du système scolaire public. Elle s’adressera aux élèves de 16 à 24 ans qui, pour des raisons d’échec scolaire ou de mauvais choix d’orientation, ont décroché de l’école ou qui ne trouvent pas de place d’apprentissage. Elle sera implantée au centre du pays et accueillera jusqu’à 350 jeunes.
L'objectif de l'École de la 2e chance sera double. Elle visera à
- amener les jeunes décrocheurs à retrouver la motivation à s'engager dans un parcours scolaire,
- développer les compétences générales, pratiques et sociales qui leur permettront de (ré)intégrer les classes traditionnelles de l'enseignement secondaire et secondaire technique, l'apprentissage ou le marché de l'emploi.
ALJ - Action locale pour jeunes
L’action locale pour jeunes fait partie du Service de Formation Professionnelle du Ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle. Elle est chargée :
- de l’organisation de mesures facilitant la transition de l’école à la vie active
- du dépistage de jeunes à risque susceptibles d’avoir besoin de l’assistance de L’Action Locale pour Jeunes
- du suivi socio-pédagogique des jeunes à risque, intégrés dans la vie active ou dans une formation professionnelle.
Web: www.alj.lu
CNFPC – Centre National de Formation Continue
Le Centre National de Formation Professionnelle Continue offre de nombreux cours dans différents domaines professionnels.
Une des missions principales consiste à dispenser une formation professionnelle continue sous forme de cours d’initiatiation ou de perfectionnement dans divers domaines pour demandeurs d’emploi et chômeurs.
Pendant cette formation, jeunes et adultes suivent des stages en entreprises.
Web: www.cnfpc.lu
Education Differenciée
Scolarisation Obligatoire
La loi modifiée du 14 mars 1973 portant création d’instituts et de services d’éducation différenciée prévoit que :
« L’Etat veille à ce que tout enfant qui, en raison de ses particularités mentales, caractérielles ou sensorielles ne peut suivre l’enseignement ordinaire ou spécial, reçoive dans le cadre de l’éducation différenciée, l’instruction que requiert son état ou sa situation. Le ministre de l’éducation nationale est responsable de l’aspect éducatif, le ministre de la santé publique de l’aspect médical et le ministre de la famille de l’aspect familial et social de l’éducation différenciée. Selon les besoins il a été créé par arrêté grand-ducal :
a) des centres régionaux d’éducation différenciée et des instituts spécialisés
b) un service d’assistance ambulatoire
c) un service médico-psycho-pédagogique multidisciplinaire. »
Le Ministère de l’Education Nationale assume la responsabilité de ces structures.
DIRECTION DE L’EDUCATION DIFFERENCIEE
Directeur : Marianne VOUEL
Adresse :
16, boulevard Royal
L-2449 Luxembourg
Tél. :+352 247-85178/-85181
Fax. : + 352/460105
Web. : www.ediff.lu
Pour tous les enfants fréquentant des structures de l’Education Différenciée, le règlement ministériel du 2 mai 1991 prévoit que soit établi un plan éducatif individualisé portant sur les aspects psychopédagogiques suivants :
1. indépendance personnelle
2. communication
3. apprentissages scolaires de base
4. apprentissages culturels
5. éducation psychomotrice
6. santé et hygiène sociale
7. développement affectif et social
8. responsabilité personnelle
9. initiation à la vie professionnelle
10. activités de loisirs
Les plans éducatifs ont pour but :
- d’orienter le travail éducatif et pédagogique en général
- d’informer les parents des options éducatives principales
- de permettre une évaluation approximative de la progression de l’enfant.
Les Instituts Spécialisés
INSTITUT POUR INFIRMES MOTEURS CEREBRAUX (IMC)
Cet institut accueille les enfants présentant toutes formes de perte, de diminution ou de perturbation d’une ou de plusieurs fonctions motrices par suite d’une lésion de l’encéphale.
L’institut comprend une section d’éducation et d’enseignement, une section de rééducation et une section d’intervention à domicile, un service médical, un foyer d’accueil.
Adresse : Val St André
L-1128 Luxembourg
Tél. : ++352/ 446565-1
E-mail : imc@ediff.lu
INSTITUT POUR DEFICIENTS VISUELS (IDV)
Cet institut, établissement étatique, a été créé en 1975. Dans le cadre de l’Education Différenciée l’IDV s’est transformé progressivement en
- un centre performant de production et de gestion de matériel didactique et technologique adapté aux besoins des déficients de la vue
- un centre d’entraînement à la locomotion et à l’autonomie journalière
- un centre d’éducation, de formation et d’assistance, structures et bases
nécessaires à une intégration familiale, scolaire, professionnelle et sociale de toutes les personnes aveugles et malvoyantes du Grand-Duché de Luxembourg.
Adresse : 17A, route de Longwy
L-8080 Bertrange
Tél. : ++352/ 454306-1
E-mail : idv@ediff.lu
Web site: www.idv.lu
INSTITUT POUR ENFANTS AUTISTIQUES ET PSYCHOTIQUES
Cet institut assure entre autres l’éducation, l’enseignement et la rééducation orthophonique et psychomotrice des enfants et adolescents souffrant d’autisme infantile et de psychose en vue d’une intégration scolaire, sociale et professionnelle adéquate.
Adresse : 15, rue de Cessange
L-3347 Leudelange
Tél. : ++352/ 378524
E-mail : ieap@ediff.lu
CENTRE DE LOGOPEDIE
Le Centre de Logopédie est destiné aux enfants sourds, malentendants ou atteints de troubles de la parole.
Le centre comprend :
a.) un établissement principal avec des groupes préscolaires réunis en jardin d’enfants, des classes ou groupes d’enseignement primaire et d’enseignement complémentaire, des classes ou des cours d’enseignement professionnel, un internat
b.) des groupes préscolaires et des classes ou groupes d’enseignement primaire et d’enseignement complémentaire répartis localement ou régionalement selon les besoins.
Le Centre de Logopédie accueille dans différentes sections les enfants :
- déficients auditifs profonds
- accusant une déficience auditive moyenne ou légère
- troubles du langage et de la parole
Des cours régionaux sont organisés ambulatoirement.
Adresse : Val St André
L-1128 Luxembourg
Tél. : ++352/ 445565-1
E-mail : admin@logopedie.lu
Web site: www.restena.lu/logo/
CENTRE D’INTEGRATION SCOLAIRE
Le centre accueille des enfants d’âge scolaire présentant des troubles de comportement divers, par exemple agressivité et impertinence, retrait sur soi-même, refus d’apprendre, des difficultés d’adaptation et des retards scolaires. L’action éducative est hautement individualisée et tend aussi à impliquer activement les parents.
Adresse : 70, rue Verte
L-2667 Luxembourg
Tél. : ++352/ 480896
E-mail : cis@ediff.lu
Web site: www.ediff.lu
CENTRE D’OBSERVATION DE OLM
Le Centre permet l’observation et la prise en charge d’enfants de 4 à 15 ans qui présentent des troubles de comportement. Le but de la prise en charge est la réintégration pure et simple de l’enfant dans la structure qu’il a dû quitter à cause de ses problèmes de comportement.
Adresse : 5, rue Eisenhower
L-8321 Olm
Tél.: ++352/ 305495
E-mail: co.olm@ediff.lu
Web site: www.ediff.lu
LES CENTRES D’EDUCATION DIFFERENCIEE REGIONAUX
Il s’agit de centres régionaux qui accueillent les enfants en âge d’obligation scolaire et à déficiences variées, essentiellement cependant des enfants affectés de handicaps mentaux.
Il existe 12 centres d’Education Différenciée régionaux au Luxembourg.
Les adresses peuvent être trouvés au site : www.ediff.lu
Periode de Transition
LES CENTRES DE PROPEDEUTIQUE PROFESSIONNELLE
Des centres de propédeutique professionnelle étatiques existent à Clervaux, Walferdange et Warken
Ces centres sont destinés à promouvoir la formation professionnelle des jeunes gens à besoins éducatifs spécifiques après le terme de la scolarité obligatoire.
Ils peuvent comprendre :
a.) une section d’initiation, d’orientation et de formation professionnelle, qui dispense un enseignement théorique ainsi qu’une formation pratique, entre autres, dans les spécialités suivantes :
- travaux sur bois
- travaux sur métal
- travaux de cartonnage et de reliure
- peinture
- cuisine
- entretien
- jardinage
b.) un service assurant le placement et le suivi des jeunes gens quittant le centre
c.) un service de rééducation
Le centre de propédeutique professionnel conventionné « Liewenshaff » s’adresse à des jeunes inadaptés sociaux.
Structures de Travail
CENTRE DE READAPTATION DE CAPELLEN – FONDATION LIGUE HMC
Ce centre créé en 1969 pour le secours aux enfants, aux adolescents et aux adultes mentalement et cérébralement handicapés, compte parmi les plus anciens du pays.
Les jeunes gens sont préparés à la vie professionnelle en milieu ouvert.
Le centre comprend :
- un service d’observation, d’évaluation et d’orientation
- des groupes de formation professionnelle
- des ateliers protégés
- des ateliers de sous-traitance
- des groupes thérapeutiques et occupationnels
- une coopérative fruitière
Adresse : 82, route d’Arlon
L-8311 Capellen
Tél. : ++352/ 309232-1
E-mail : direction-secretariat@ligue-hmc.lu
Web site: www.ligue-hmc.lu
CENTRE DE READAPTATION PROFESSIONNELLE POUR HANDICAPES PHYSIQUES – CENTRE EMILE MAYRISCH FONDATION IMC / KRAIZBIERG
Le centre reçoit des jeunes gens handicapés physiques comme élèves réguliers pour leur donner une formation professionnelle dans les domaines :
- comptabilité et gestion
- techniques spéciales d’imprimerie
- horticulture
Adresse : Route de Zoufftgen
L-3598 Dudelange
Tél. : ++352/ 524352-1
E-mail : direction@kraizbierg.lu
Web site: www.kraizbierg.lu
CENTRE A.P.E.M.H. DOMAINE DU CHATEAU
L’association des parents mentalement handicapés ( APEMH ) offre dans ses institutions des possibilités :
- de formation (centre de propédeutique professionnelle)
- de travail (ateliers protégés)
- d’habitation (foyers)
Adresse : 10, rue du Château
L-4976 Bettange-sur-Mess
Tél. : ++352/ 379191-1
E-mail : formation.travail@apemh.lu
Web site: www.apemh.lu
CENTRE JEAN HEINISCH – Tricentenaire
Centre d’une capacité d’accueil de 80 places.
Le centre propose les services suivants:
- service d’activités de jour: soutien et conseil thérapeutique avec
ο une unite “atelier thérapeutique”
ο une unite “atelier-kiné”
- atelier protégé: activités professionnelles adaptés avec une unite “atelier de travail adapté”
Adresse:
1,rue de la Gare
L-7228 Walferdange
Tél.: +352 332233-1
E-mail: direction@tricentenaire.lu
Web site: www.tricentenaire.lu
Klengusbierg
L-7795 Bissen
CENTRE „ROGER THELEN“
Service de travail et de thérapie qui permet d’offrir un travail adapté à 40 personnes atteintes d’autisme.
Adresse:
1,rue Jos Seyler
L-8521 Beckerich
Tél.: +352 266233-1
E-mail: direction@autisme.lu
Web site: www.autisme.lu
FONDATION LETZEBUERGER BLANNEVEREENEGUNG
BIESCHBECHER ATELIER
Structure de travail et de formation professionnelle pour personnes aveugles et mal-voyantes.
Adresse:
47, rue de Luxembourg
L-7540 Beschbach
Tél.: +352 329031-560
E-mail: bieschbecher.atelier@pt.lu
Web site: www.blannenheem.lu
INSTITUT SAINT JOSEPH BETZDORF
Ateliers protégés, thérapeutiques et occupationnels.
Adresse:
2, rue de Wecker
L-6832 Betzdorf
Tél.: 719319-1
E-mail: isjb@csse.lu
Web site: www.csse.lu, www.seefenatelier.lu
ATP asbl – Association d’aide par le travail thérapeutique pour personnes Psychotiques
L’ATP asbl propose aux personnes atteintes d’une maladie psychiatrique et prioritairement de psychose.
- une offre thérapeutique proprement dite
- une offre de contrat de travail
- une offre de soutien et d’accompagnement à l’emploi en milieu ordinaire de travail (jobcoaching)
Les activités de l’ATP sont reparties sur 4 sites:
- Haff Ditgesbach à Ettelbruck
- Walfer Atelier à Walferdange
- Schierener Atelier à Schieren
- Eilenger Konschtwierk à Ehlange
et occupent environ 185 personnes.
Adresse:
Zi Kromm Längten
91, rue de l’Eglise
L-7224 Walferdange
Tél.: +352 2633168431
E-mail: atp@atp.lu
Web site: www.atp.lu
Coopération avec d’autres Services
SERVICE DE GUIDANCE DE L’ENFANCE
Le règlement grand-ducal du 19 juin 1990 crée dans le cadre de l’Education Différenciée un service de guidance de l’enfance. Le service de guidance de l’enfance apporte son aide aux enfants qui, par l’effet de problèmes éducatifs, psychologiques, psychosomatiques, neurologiques ou mentaux, rencontrent des difficultés de développement et d’épanouissement. Le service offre des consultations et assure la prise en charge de l’enfant en difficulté et de son milieu.
Adresse : 17A, route de Longwy
L-8080 Bertrange
Tél. : ++353/ 264444-2
E-mail : sge@ediff.lu
Web site : www.ediff.lu
SERVICE RE-EDUCATIF AMBULATOIRE ( SREA )
Le service ré-éducatif ambulatoire a été créé par arrêté grand-ducal du 9 janvier 1998 à la suite de la loi sur l’intégration scolaire de juin 1994 (voir système légal) Le service s’adresse aux enfants intégrés dans l’enseignement ordinaire :
- de l’éducation précoce
- de l’éducation préscolaire
- de l’enseignement primaire
- de l’enseignement postprimaire quand ils présentent des besoins éducatifs spécifiques
- troubles d’apprentissage
- particularités mentales
- particularités comportementales
- particularités sensorielles
- particularités motrices
Le service organise au bénéfice des parents concernés des cosultations en cas de problèmes pédagogiques, éducatifs et scolaires. Des prises en charge spécifiques sont assurées par les différents professionnels dans leur champ d’action. Des consultations sont également organisées par les différents professionnels au bénéfice des enseignants qui en font la demande. Le service tient à la disposition du personnel enseignant du matériel didactique spécialisé ainsi qu’une bibliothèque professionnelle.
Les méthodes de travail sont multiples :
- interventions en classe ces interventions sont destinées à optimiser les mesures de différenciation des méthodes d’enseignement et d’apprentissage
- interventions individuelles
- la rééducation psychopédagogique pour de graves difficultés scolaires vise des stratégies d’apprentissage particulières avec des techniques adaptées à l’enfant
- la prise en charge d’enfants malades a pour objectif d’éviter des problèmes voire des échecs scolaires en cas d’absence prolongée
- d’autres interventions spécifiques sont assurées par les différents professinnels dans leur champ de compétence respectif.
Un plan éducatif individualisé est élaboré pour chaque enfant pris en charge par le service, en collaboration avec :
- le titulaire de classe
- la personne responsable
- d’autres personnes concernées
Le projet porte sur les aspects psychopédagogiques énumérés plus haut. L’Equipe Pluridisciplinaire du SREA.
Les interventions du SREA sont organisées en concertation avec tous les professionnels de l’équipe éducative concernée sous la responsabilité d’un responsable-coordinateur de secteur. L’équipe de chaque secteur comprend :
- responsable de secteur
- éducateur, éducateur gradué
- ergothérapeute
- instituteur spécialisé
- kinésithérapeute
- orthopédagogue
- orthophoniste
- pédagogue curatif
- pédagogue diplômé
- professeur d’enseignement logopédique
- psychomotricien
Cette équipe pluridisciplinaire met l’enfant à besoins éducatifs spécifiques au centre de ses préoccupations. Chaque professionnel assure ses interventions dans le domaine de ses propres compétences.
Adresse : 17A, route de Longwy
L-8080 Bertrange
Tél. : ++352/ 264444-1
E-mail : srea@ediff.lu
Web site: www.srea.lu
Sources : www.men.lu, www.ediff.lu
Formation Des Enseignants
Formation de Base
Depuis l’année académique 2005/2006 la formation des enseignants est dispensée à l’Université du Luxembourg, Faculté des Lettres, des Sciences Humaines, des Arts et des Sciences de l’Education.
Les études visent la formation des enseignant(e)s de l’éducation précoce et préscolaire, de l’enseignement primaire et du régime préparatoire de l’enseignement secondaire technique ainsi que de l’éducation différenciée et s’étendent sur 8 semestres.
Le diplôme obtenu est celui de « Bachelor professionnel en Sciences de l’Education »
Conditions d’admission :
- Les étudiants doivent être détenteurs d’un bac luxembourgeois ou international, ou d’une formation équivalente.
- L’accès aux études est réglé par un concours d’admission.
Objet de la formation : L’objet de la formation est reconsidéré selon les quatre dimensions ci-dessous :
- « Apprendre à apprendre » au lieu de « enseigner à enseigner »
- « Une communauté d’apprenants » au lieu de « agent passif »
- « Acteur responsable » au lieu de « agent passif »
- « Développer » au lieu de « reproduire »
Domaines de la formation : La formation est basée sur quatre domaines :
1. Le domaine des apprentissages (inter)disciplinaires : Dimensions pédagogiques, psychologiques, sociologiques et didactiques des apprentissages
2. Domaine de la recherche : Développement d’une attitude de recherche par rapport aux pratiques, appropriation de démarches et d’instruments
3. Domaine du terrain : La nouvelle formation vise à mieux agencer les activités de formation à l’université et les activités de terrain. Grâce aux stages, l’étudiant pourra construire des concepts et développer des compétences professionnelles.
4. Domaine du développement socio-professionnel : Construction d’une identité professionnelle par le travail sur les comportements et les attitudes.
Compétences professionnelles visées :
- S’engager dans une démarche de développement professionnel
- Assumer un rôle d’acteur social
- Développer une éthique de la profession
- Prendre en compte la diversité des élèves
- Promouvoir le développement d’identités plurilingues
- Planifier et gérer le fonctionnement du groupe classe
- Exploiter les technologies de l’information et de la communication
- Concevoir et piloter des situations d’apprentissage
- Evaluer la progression et le degré d’acquisition des compétences
Bachelor en Sciences Sociales et Educatives
Formation professionnelle universitaire à l’Université de Luxembourg dans les domaines de l’action et du développement social et éducatif.
L’orientation de base des études est professionnelle.
Le bachelor en sciences sociales et éducatives vise à former un(e) généraliste de l’intervention sociale qui sera capable de la mise en place de projets et programmes préventifs, socio-éducatifs, de promotion de la santé qui visent l’empowerment individuel et communautaire des bénéficiaires.
Formation « d’Enseignant Spécialisé »
La formation d’enseignant spécialisé ne se fait pas au Luxembourg. Des éléments de pédagogie spécialisée sont inclus dans la formation initiale de tous les enseignants.
Des personnes intéressées au titre « d’instituteur spécialisé » peuvent suivre la formation à l’étranger ( Allemagne, Suisse ).
Pour avoir des renseignements supplémentaires, voir sous National Overview ALLEMAGNE ou SUISSE.
Developpement De L'Inclusion
Opinion sur l’Inclusion
L’intégration vise à faire accepter tout homme dans l’originalité même de sa personne pour le faire participer pleinement et en tant que membre à part entière à tous les domaines de notre société.
Conformément à l’instruction ministérielle du 4 novembre 1991 au sujet de l’intégration scolaire d’enfants affectés d’un handicap, il faut concevoir l’intégration comme moyen à garantir au mieux l’épanouissement des enfants à besoins éducatifs spécifiques dans l’enseignement avec le but de leur intégration future dans la société. Le droit à l’instruction et à l’éducation comprend le droit à l’instruction et à l’éducation commune de tous les enfants.
Le personnel enseignant des classes préscolaires, primaires et post-primaires et le personnel éducatif des centres, instituts et services de l’éducation différenciée sont invités à établir, sur les différents niveaux scolaires, les contacts nécessaires à mettre en œuvre pour aboutir à des échanges fructueux en vue de construire dans la mesure du possible une école pour tous.
La mission éducative de l’école implique le rapprochement et le respect mutuel de tous les enfants en dépit des différences d’origine sociale, culturelle, physique et mentale.
L’enfant à besoins éducatifs spécifiques peut et doit faire ses apprentissages dans son contexte de vie habituel qui lui procure la meilleure stimulation. Il apprend par les autres enfants et grâce aux autres enfants.
Chemins vers l’Inclusion
Les intégrations scolaires Texte légal :
La loi du 28 juin 1994 modifie et complète la loi du 10 août 1912 concernant l’organisation de l’enseignement primaire qui prévoyait que les enfants affectés d’un handicap ne devaient pas fréquenter l’enseignement normal.
La loi du 14 mars 1973 porte création d’instituts et de services d’éducation différenciée. Les enfants affectés d’un handicap moteur, sensoriel, mental et caractériel tombent depuis la date de cette loi sous l’obligation scolaire. Cependant ils sont scolarisés dans des structures différentes des écoles ordinaires.
Une nouvelle loi (28 juin 1994) complète actuellement la loi de 1973 de la façon suivante :
« L’Etat veille à ce que tout enfant qui est soumis à l’obligation scolaire et qui en raison de ses particularités mentales, caractérielles, sensorielles ou motrices ne peut suivre l’instuction ordinaire ou spéciale et qui a des besoins éducatifs spéciaux reçoive, soit l’instruction appropriée dans un centre ou institut de l’éducation différenciée, soit l’aide et l’appui individualisés par un service de l’éducation différenciée dans le cadre d’une classe de l’éducation préscolaire ou d’une classe de l’enseignement primaire. »
Il est ajouté à la suite de cet article, que « les élèves affectés d’un handicap, qui fréquentent un établissement d’enseignement postprimaire ou post-secondaire, peuvent bénéficier des services d’appui et d’assistance de l’éducation différenciée. »
A la suite de cette loi est créé le service ré-éducatif ambulatoire (SREA) qui, en accord avec l’inspecteur de l’enseignement primaire, l’autorité communale ou le directeur de l’établissement postprimaire concerné, organise les mesures prévues au règlement grand-ducal du 9 janvier 1998 en faveur des enfants qui, par suite d’un handicap mental, moteur, sensoriel ou caractériel, ou pour des raisons éducatives ou scolaires, ont des besoins spéciaux et requièrent des assistances pédagogiques spécifiques durant le temps de leur scolarité.
Le SREA assure la prise en charge de l’élève en difficulté. « Il élabore organise et exécute des mesures de prise en charge orthopédagogique et de rééducation dans les classes de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire, conformément aux propositions émises par la commission médico-psycho-pédagogique concernée. ». La commission médico-psycho-pédagogique nationale (CMPPN) fait examiner l’enfant par des experts. La commission désigne une ou plusieurs personnes qualifiées afin d’entendre les parents ou la personne investie de l’autorité parentale sur la scolarisation qu’il convient de donner de préférence à l’enfant.
Ces personnes qualifiées remettent à la commission un rapport sur cette audition. Au vu de ce rapport et compte tenu de toutes les informations recueillies au sujet de l’enfant, la commission émet une proposition d’orientation (…).
La proposition d’orientation est transmise aux parents ou à la personne investie de l’autorité parentale, qui décident parmi les différentes possibilités. Cette décision est prise dans les deux mois qui suivent la proposition d’orientation. Si, passé ce délai aucune décision n’est prise par les parents ou par la personne investie de l’autorité parentale, l’enfant peut être inscrit d’office dans un institut ou service de l’éducation différenciée par décision du ministre.
Les dispositions légales en la matière confient à l’Etat le soin d’organiser, de réglementer et de surveiller l’enseignement. La Charte de Luxembourg (novembre 1996) retient 3 divisions, à savoir : les principes, les stratégies et les propositions. Dans le domaine des stratégies, il y a lieu de retenir les points suivants qui sont pris en compte dans l’appréciation de la qualité de l’enseignement : - un système scolaire flexible, capable de répondre aux différents besoins éducatifs spécifiques - une approche éducative globale, positive, établie sur base des capacités des personnes - une approche éducative centrée sur la personne en respectant ses besoins, ses intérêts, ses désirs et en visant son autonomie - le droit des parents de choisir l’enseignement qu’ils souhaitent pour leur enfant - une évaluation précise et permanente - l’individualisation de l’enseignement et de l’apprentissage - la coopération entre toutes les personnes qui pourvoient aux besoins de la personne ayant des besoins spécifiques - le maintien d’un réseau professionnel ou d’équipe pluridisciplinaire - une formation initiale et continue de qualité pour tous les enseignants - la personne ayant des besoins spécifiques doit être l’acteur déterminant lors de la prise de décisions concernant sa vie - les autorités compétentes doivent définir, améliorer, financer et appliquer les lois visant l’intégration La scolarité obligatoire étant réglée par des lois nationales, le programme des écoles primaires est fixé par le Ministère de l’Education Nationale et s’applique dans tout le pays. La surveillance de l’Etat est exercée par le Ministère de l’Education Nationale, notamment par la commission d’instruction et les membres de l’inspectorat. La surveillance locale est exercée par l’autorité communale et par la commission scolaire.Indicateurs de Qualité Pour L’Éducation Spécialisée
Last modified Oct 19, 2009